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« Spring Break ». Par ses seuls effets, la lecture de ces deux mots distingue l’étudiant européen de l’étudiant nord-américain. Pour le premier, ils lui évoquent au mieux le concept de vacances au soleil ; pour le second, c’est davantage que la promesse d’une ou deux semaines de congés bienvenus à l’approche des derniers examens de l’année universitaire : c’est une véritable institution. A l’occasion de ces vacances, étudiants canadiens, américains et mexicains s’envolent vers le Sud, atterrissant au plus près des plages mexicaines, notamment celles du Yucatan où ils iront se lover dans l’atmosphère avinée des stations balnéaires.
Endossant la vie d’étudiant mexicain le temps d’un semestre, un ami et moi nous devions de faire honneur à cette coutume. Mais à la côte caraïbe, nous avons préféré celle de la Basse Californie, dans l’Ouest mexicain.
L’Ouest. Ce mot a lui aussi un tout autre sens en Amérique du Nord. Sur ce continent, évoquer l’Ouest, c’est évoquer, en bout de compte, la promesse du Pacifique.
Le mois d’avril est arrivé. Sacs préparés, nous avons pris la route de l’Ouest, conduits par un étudiant mexicain, Humberto, qui avait pour mission de livrer une voiture de location à Mazatlán, grande station balnéaire de la côte pacifique. Samedi matin, 5 heures : notre voyage débute.
1er jour – 04 avril 2009
Un arrêt au Pemex du coin – monopole d’Etat oblige, Pemex et station-service sont synonymes – et nous prenons véritablement la route. Monterrey dort encore : il y a peu de voitures sur les grands boulevards puis sur l’autoroute qui file vers l’ouest, entre deux chaînes de montagnes. Dans les rétroviseurs apparaissent les premières lueurs de l’aube. Bientôt le soleil dévoile l’aride beauté du Nord mexicain : des buissons parsèment de vastes étendues désertiques. De lointaines montagnes ferment l’horizon. Les cactus se joignent bientôt à eux. Il n’y a aucun village, tout au plus quelques cabanes dont certains occupants errent sur les rares aires d’autoroute. Au risque de se trahir, Humberto chante et danse allègrement : seuls ses tympans semblent d’un habitacle transformé en caisse de résonnance. Passé Durango, capitale de l’Etat du même nom, nous traversons des terres autrement plus fertiles. Mais c’est surtout le rouge écarlate de la terre et de la roche qui confère aux paysages une beauté unique. Le vermeil domine jusqu’aux contreforts de la Sierra Tarahumara. Là, nous entamons l’ascension de la grande chaîne de montagnes qui séparent le Nord-Est du Mexique du Pacifique. Roche blanche, forêts de pins : ces paysages me rappellent ceux des Alpes Dinariques, en Croatie, où je me trouvais quelques mois plus tôt. A ceci près qu’ici vivent des indiens, les Tarahumaras. De nombreux équidés et bovins peuplent ces espaces immenses, vraisemblablement affranchis de toute tutelle humaine.
Nous filons sur la petite route de montagne jusqu’à ce que la faim nous contraigne à nous arrêter. Authentique mexicain peu au fait de la fragile constitution de l’estomac européen, Humberto nous arrête dans une petite maison de bois, gargote aux faux airs de la « Petite maison dans la Prairie ». La famille nous accueille dans la salle à manger faisant accessoirement office de restaurant. La viande BBQ du menu s’avère être de la viande bouillie macérant dans la marmite du poêle à charbon posé au fond de la salle. En bons Français suspectant le danger derrière tout ce qui ne pourrait être homologué CE, nous nous abaissons à ne pas faire honneur au plat et nous contentons d’engloutir deux bouchées de cette viande, préférant nous amuser avec les petites voitures disposées sous la table. Humberto ne nous comprend pas. Une fois qu’il a englouti son repas, nous reprenons la route. Les paysages deviennent plus spectaculaires : la route longe durant plus d’une heure une imposante chaîne de montagne, entre ravins et sommets parsemés de pins. Puis apparaissent la plaine côtière, les premiers faubourgs de Mazatlán et Mazatlán elle-même. L’océan ne doit plus être très loin. A la recherche d’un lieu où dormir, nous parcourons les rues étroites d’un centre-ville qui a préservé son cachet 19e siècle. Et au détour d’une de ses rues apparaissent les eaux miroitantes du plus grand des océans. Je vois le Pacifique et ne me lasse pas de le regarder lorsque nous longeons le front de mer, jusqu’à ce que nous trouvions un hôtel bon marché. Valises posées, nous traversons la digue ; nous posons dans une buvette de plage. Nous y poursuivons nos expérimentations consacrées aux étranges mets mexicains : pour ma part, j’avale un cocktail aux crevettes. Non, je ne me lasse toujours pas de contempler l’océan. Le Pacifique de Mazatlán m’évoque le souvenir de l’Atlantique tel qu’il se présente sur la côte aquitaine. Nous admirons le coucher du soleil puis la sieste nous appelle. S’ensuivra la récupération à la gare routière locale des colocs d’Humberto – la raison même de sa venue à Mazatlán était de leur amener la voiture.
2e jour – 05 avril 2009
Nous nous réveillons en baignant dans une odeur atroce, résultat probable de la viande ingurgitée dans la Sierra Tarahamura. Malgré cela et en dépit d’âpres négociations quant au coût du voyage de la veille, nous parvenons à quitter notre ami Humbi en de bons termes.
De la gare routière de Mazatlán Raphaël et moi prenons le bus devant nous conduire à Los Mochis, ville située 200 / 300 km plus au Nord, sur la côte, d’où partent les ferries à destination de la Basse Californie. Des paysages arides mâtinés de forêts de cactus agrémentent notre voyage, de même que quelques films américains : trop soucieuse du confort des passagers, les compagnies de cars mexicaines ont pour coutume de diffuser en boucle des films – le volume sonore importe peu.
Arrive Los Mochis, ville dont les guides touristiques ne font pas grand cas. A raison : les rues sales du centre-ville sont peuplées de Mexicains qui ne manquent jamais de vous toiser, tel ce mec habillé bling-bling qui nous demande – nous ordonne ? – de l’aider à retourner en Arizona. Mais nous sommes chanceux : l’arrêt du bus menant au port est tout près et nous laissons notre nouvel ami à ses projets de voyages. Le vieux bus aux vitres teintées nous invite à découvrir la culture locale : des Mexicains y montent et descendent du véhicule à leur gré, au rythme d’une musique latino. La vitesse – 20 km/h en moyenne – vous laisse tout le temps de savourer cette atmosphère typiquement locale, quoique les Mexicains semblent plus soucieux de leurs préoccupations quotidiennes que désireux de nous manifester de l’intérêt, nous autres avec notre tête de gringo.
Après trois quart d’heures de bus, nous parvenons à Topolobampo où se trouve le port. Le terminal passager est rempli de familles mexicaines et dans une moindre mesure, d’étudiants occidentaux pressés de profiter de leur semaine de vacances dans la péninsule californienne. Après trois heures d’attentes et le chargement des voitures et des semi-remorques – énergiquement mené – dans le ferry tout juste arrivé, nous montons à bord. N’ayant jamais eu la chance de naviguer en mer, Raphaël découvre émerveillé l’intérieur du navire et ses lieux de détentes : restaurants, cafés, discothèques. Six heures de traversée nécessitent d’occuper le passager. Avec une heure de retard, le ferry largue les amarres et s’éloigne lentement de la côte occidentale du Mexique. Nous n’aurons guère l’occasion de profiter des services à bord, des restaurants ou des discothèques où les buveurs de bières attendent des clubbers qui ne viendront jamais : Morphée a tôt fait d’engoncer les passagers dans les sièges des salons ou dans le lit de leur cabine pour les plus fortunés d’entre eux. Au milieu de la nuit, Raph et moi allons prendre l’air sur le pont. Le navire tangue sur la mer noire. Nous levons les yeux vers le firmament. Y erre une étoile particulière : elle semble plus lumineuse, plus scintillante et surtout elle paraît osciller à grande vitesse dans le ciel. L’arrivée d’une Mexicaine sur le pont met un terme à nos conjectures quant la nature de l’objet. Nous retournons en cabine sans avoir la certitude d’avoir été témoin d’une forme de vie extraterrestre.
3e jour – 06 avril 2009
Quelques heures plus tard, les horloges biologiques et les premières lueurs de l’aube poussent la plupart des passagers sur le pont. Rarement j’ai vu aussi beau spectacle : le ciel semblait s’embraser. Quelques dizaines de minutes plus tard, on débarque, on se fait contrôler par une douane inattendue, on embarque avec un chauffeur de taxi doué d’un incontestable sens des affaires : 8 passagers pour 6 places, c’est plus de profit. A demi assis sur un siège, j’observe les paysages faits de montagnes rocailleuses, de cactus et de mer aux eaux turquoises. Le taxi nous mène à notre hôtel : la Pansion California. Plutôt qu’un hôtel, il s’agit d’une auberge disposée autour d’un patio où sont déposées des plantes en tout genre et le bric-à-brac d’une déco d’où émane le parfum suavement suranné de la Beat Generation.
Dans le taxi, nous avons fait connaissance avec un couple de jeunes Français visiblement gangrené par les tensions résultant d’une promiscuité prolongée. Ils séjournent eux aussi à la Pansion Califonia et c’est tous ensemble que nous allons déjeuner dans l’un des restaurants recommandé par le guide du routard. On se retrouve dans un restaurant baigné par la lumière matinale, arborant lui aussi fièrement un décor et un mobilier transformés en reliques des heydays, ceux des années 50 et 60.
Nous rentrons à l’hôtel où un ouvrier travaille à la conception d’une nouvelle chambre tout en fredonnant quelque chant de son pays.
Mais nous ne pouvons résister plus longtemps à l’impérieux à l’impérieux appel de la mer. Après avoir dégluti un calorique hamburger de chez Burger King, nous prenons place à bord du bus desservant toutes les plages de La Paz. A lire le guide, nous avons cru comprendre qu’il s’en trouvait une qui se valait, à à peine quelques kilomètres de la ville. Quelques minutes après quitté La Paz, le chauffeur nous annonce que nous sommes arrivés, nous, les deux seuls vacanciers à quitter le bus au milieu de nulle part. La mer se trouve à cent mètres à notre gauche mais des ensembles résidentiels et des hôtels en construction nous contraignent à prendre des chemins détournés. Nous parvenons à un bout de plage où seules résident quelques familles mexicaines. La plage est petite, la mer sableuse. Après un ou deux plongeons, nous replongeons la route avec l’espoir de trouver la plage signalée dans le guide quelques dizaines de mètres plus au Sud. Nous trouvons bien une autre plage, séparée de la précédente par un promontoire rocheux. S’y trouvent un ou deux bars, correspondant vraisemblablement aux « nombreux bars et restaurants » signalés dans le guide. Nous y passerons notre première après-midi marine.
17 heures 30 : le bus ne devrait pas tarder à repasser. Nous attentons quelques minutes au bord d’une route où nombreux sont les camions chargés d’ouvriers regagnant La Paz. L’évidence s’impose : il nous faut faire du stop – ce sera une grande première pour nous deux. Passé un certain nombre d’échecs, une camionnette s’arrête et nous emmène à La Paz. Comme tout Mexicain, le chauffeur nous interroge : sur notre pays d’origine, sur nos impressions quant au Mexique, sur nos impressions quant à La Paz, sur notre programme de ce soir.
Il nous dépose non loin de la digue de mer. De là, nous assistons au célèbre coucher de soleil sur la baie de La Paz. En cette fin de journée, nombreux sont les Mexicains et les vieux touristes américains à arpenter le bord de mer. Un artiste s’adonne à la sculpture de sable.
Poser sur un banc, au son du ressac, nous voyons disparaître le soleil avec un faste qui égale presque celui qui avait accompagné son lever ce matin même.
Après un passage dans un troquet, nous rentrons à l’hôtel où nous trouvons dans l’allée un cafard écrasé qui se fait oiseau de mauvais augure.
Il me faut signaler aux lecteurs européens que la « blatte américaine » diffère de sa cousine européenne par un caractère physiologique de taille : sa taille. Aussi la blatte adulte peut-elle mesurer jusqu’à quatre centimètre ; aussi a-t-elle de quoi effrayer le citadin européen.
Néanmoins, cette nuit-là, notre sommeil n’a été que malmené par une cliente agonisant une ou deux chambres plus loin : possiblement tuberculeuse, elle n’en finissait pas de tousser tout ce qui pouvait l’être.
4e jour – 07 avril 2009
Nous avons prévu de dédier cette journée aux plaisirs de la plage. Aussi nous précipitons-nous d’avaler notre petit-déjeuner dans un des bistrots du bord de mer. Efforts vains : à la gare routière, Raphaël se rend compte qu’il a oublié son serviette.
Nous investirons le temps nous séparant du prochain départ du bas, à midi, dans cet autre plaisir qu’est le shopping.
Sur les montres des habitants de La Paz, la grande aiguille s’aligne sur la petite. Dès lors, nous nous précipitons de monter à bord du bus desservant toutes les plages. La région de La Paz est des plus arides : à l’est de la route, entre les crêtes montagneuses s’intercalent de vastes champs de cactus, à l’ouest resplendit la surface miroitée de la mer. Un noir américain s’intéresse à mon téléphone, nous fait part de son intérêt pour les produits hi-tech, de son amour pour San Diego avant de nous conseiller de l’accompagner à l’avant-dernière plage desservie par le bus. Mais nous nous tenons à la destination que nous nous étions fixés : la dernière plage, celle de Tecolote, à 23 km de La Paz. Le bus nous débarque pour ainsi dire dans ce qu’on apparenterait à un désert si on oubliait qu’à une centaine de mètres, à l’ouest, se trouvaient la mer et ses bars de plages.
Nous nous posons sur des transats. La plage est immense, longue de plusieurs kilomètres ; ses eaux limpides. Face à nous se dresse l’île de l’Esprit Saint, distante de plusieurs dizaines de kilomètres. L’île est inhabitée mais régulièrement visitée par les bateaux à touristes, désireux de s’adonner à la plongée là où vivent de nombreuses otaries. Aux ouï-dire des deux Français rencontrés la veille, il n’est pas rare que ces dernières prennent plaisir à malmener gentiment les hommes-grenouilles.
Une nouvelle grande première est inscrite à notre programme du jour : du scooter des mers. La mer qui apparaît si paisible depuis la plage vous apparaît tout autrement lorsque vous vous retrouvez à chevaucher un puissant moteur. A filer à plusieurs dizaine de kilomètres heures, chaque vague se doit d’être négociée : soit elle vous offrira le plaisir de vous faire tressauter, soit la frayeur de vous voir chavirer. Mais pour nous, ce ne fut que du bonheur, à l’exception peut-être du moment où à l’une des deux extrémités de la plage une houle inattendue nous a contraints à faire demi-tour.
A notre retour de La Paz, nous savourons la « Pacifico », la bière du coin, sur la digue de mer.
Mais la sérénité de la soirée n’annonce en rien celle de la nuit. A peine y a-t-il posé le pied que Raphaël quitte-t-il, dans un état de panique aigue, la salle de bain de la chambre de l’auberge : un cafard en a pris possession.
Il existe des situations où, parce vous vous savez le dernier recours de vos compagnons d’infortune, vous vous sentez l’honorable devoir de vous surpasser. L’existence de la blatte prit donc fin sous le goulot d’une bouteille en plastique, sous mes coups répétés. Quoique j’aie tout fait pour achever au plus vite ses souffrances et quoiqu’à l’évidence elle a pour ainsi dire été décapitée, la bête semble encore animer de quelque force. Etrange créature : ne dit-on qu’elle est de ceux qui résisteraient à une nouvelle extinction massive des espèces ?
Si la blatte est morte ce soir, ma nuit n’en a pas été pour autant de tout repos tant mes épaules et mes pieds rougis par le soleil étaient douloureux.
4e jour – 08 avril 2009
L’heure des au revoirs à La Paz est venue : nous prenons la direction de Cabo San Lucas, à l’extrême sud de la péninsule californienne. Nous nous levons tôt. Prévoyons de prendre un bus qui ne viendra pas. Prenons un bus « Classe affaires » pour quelques euros supplémentaires – qu’il est bon d’être Européen hors Europe – et voyageons trois heures durant.
Des montagnes, des forêts de cactus, très peu d’habitations : la Basse Californie a la beauté épurée des pays arides. La mer refait son apparition à la fin de notre voyage, la mer ou plutôt l’océan comme tend à le prouver la force des vagues. On ne surprend pas à voir aucun baigneur.
Cabo San Lucas n’a rien du charme suranné de La Paz – c’est même pour ainsi dire son antithèse. Tout est fait pour le confort du touriste américain. La marina – où le nombre de pavillons américains dépassent les pavillons mexicains –, les centres commerciaux, les enseignes nord-américaines, les night clubs, l’ambassade, l’hôpital américain : tout est pensé pour le Gringo. Si les troupes de l’Union l’avaient su, elles auraient probablement demandé, outre l’annexion du Nouveau Mexique, de l’Arizona et de la Californie, celle de la Basse Californie à la fin de la guerre américano-mexicaine des années 1840.
Néanmoins, pour peu qu’on s’éloigne de quelques rues du centre-ville, réapparaît la ville mexicaine où la nécessité de construire au plus vite l’a emporté sur toute considération esthétique.
Nos attentes placées dans la principale attraction touristique de Cabo San Lucas ne nous déçoivent pas pour autant. De la marina une foule de cabotiers vous emmènent sur la célèbre plage de l’amour. Le trajet se vaut à lui seul : des dizaines de petites embarcations chargées de touristes, de voiliers, de scooters des mers serrent la falaise, parfois à quelques mètres à peine des têtes des baigneurs. Il est vrai que l’endroit est magnifique : une presqu’île rocheuse flanquée à l’est de la paisible mer de Cortès, à l’ouest du tumultueux océan pacifique A l’extrémité de cette presqu’île, entre deux hauts promontoires rocheux s’étend une petite plage où s’entassent un grand nombre de vacanciers. Le tout est encore d’y arriver. Puisqu’il n’existe aucun débarcadère, il nous faut y accéder à la dure : en sautant du bateau avec l’espoir de ne pas perdre l’équilibre à la réception. Espoir déchu : je me retrouve le cul dans l’eau mais rapidement aidé par les touristes aidant les nouveaux venus. Mais je tiens à me relever seul.
Je l’affirme : cette plage est l’une des plus belles aux mondes. Imaginez une étendue sableuse de quelques centaines de mètres carrés. Au Nord et au Sud : deux énormes massifs rocheux ; à l’est : la mer de Cortès où nombreux sont ceux à baigner et à profiter de ses fonds riches d’une faune abondante ; à l’ouest, l’océan pacifique où rares sont ceux à défier les vague de deux mètres.
Nous passons notre après-midi entre une mer et un océan. Entre-temps, nous adonnons aussi à l’escalade de quelques rochers. Par dessus ce bout du monde brille un soleil de plomb qui pousse les vacanciers à rechercher l’ombre des falaises.
A la fin de l’après-midi, nous avons l’occasion de vérifier une autre des facettes de la réputation de la Playa del Amor, résumée ainsi par le guide routard : « On y arrive à deux, on en repart à trois ». L’anecdote mériterait d’être contée.
Mais l’heure tourne et il nous faut rentrer à bon port. Là, à Cabo San Lucas, passé la marine et la terrasse du Starbucks et leurs familles américaines nous nous reposons.
La nuit tombe…
(SUITE PUBLIEE PROCHAINEMENT)
Le 8/4/9 a 8 heures : Grégquitte La Paz, prend la route pour Cabo
San Lucas http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_